L’hiver breton n’est plus un secret bien gardé. Longtemps associée aux vacances d’été, la région s’affirme aujourd’hui comme une destination à vivre toute l’année.
La Bretagne s’émancipe d’un imaginaire exclusivement estival. Plages, soleil et grandes vacances ne suffisent plus à résumer l’attrait de la région. Depuis plusieurs années, l’office de tourisme travaille à «façonner de nouveaux imaginaires pour donner à voir une Bretagne à vivre toute l’année». Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2010 et 2024, la fréquentation touristique a progressé de 5 % dans la région. Une croissance surtout portée par le hors saison : +27 % de nuitées au quatrième trimestre et +10 % au premier trimestre, soit 3,2 millions de nuitées supplémentaires, quand la haute saison n’en gagne que 1,8 million.
«Cela illustre bien que la Bretagne peut être un territoire d’expériences à l’année», souligne l’office de tourisme. Une évolution de fond qui se décline désormais localement, à travers des initiatives fortes.
«Raz le bol du ski ?» : le pari assumé du Finistère

Menée par «Tout commence en Finistère», la campagne «Raz le bol du ski ? Changez d’hiver en Finistère» illustre cette stratégie. Déployée dès mi-novembre via affichage urbain, presse, radio, cinéma et réseaux sociaux, la campagne s’est rapidement imposée dans l’espace public. L’objectif de l’organisme touristique est ambitieux : faire du département breton la première destination littorale de France en hiver. Vue par plus de 5 millions de Français, «elle s’est clairement installée à l’échelle nationale, observe Yannick Moreau, directeur de «Tout commence en Finistère», et, localement, elle a ancré le Finistère comme une destination d’hiver à part entière».
L’enjeu est désormais d’inscrire cet élan dans la durée : «l’impact se mesurera sur le long terme, en fréquentation hivernale et en nombre de nuitées, indique Yannick Moreau. Pour l’instant, les premiers indicateurs concernent surtout la visibilité médiatique, il faudra encore un peu de temps pour en évaluer pleinement les retombées».
Source : Le Figaro





