Une règle méconnue du passeport qui peut bloquer l’embarquement
Lorsqu’on prépare un voyage, on pense souvent à la valise, aux billets ou aux réservations. Mais un détail dans le passeport peut aussi poser problème au moment de monter dans l’avion. Et ce n’est pas lié à sa date de validité.
En général, on vérifie l’heure du vol, la météo ou la liste des choses à emporter. Le passeport semble être en ordre, encore valable, et cela rassure. Pourtant, un passeport en règle peut tout de même empêcher l’accès à l’avion.
Des contrôles plus stricts à l’aéroport
Les compagnies aériennes contrôlent davantage que l’identité des passagers. Elles doivent aussi vérifier si chaque voyageur remplit les conditions d’entrée du pays de destination. Beaucoup connaissent déjà la règle des mois de validité restant après le retour, souvent exigée par certains pays. Mais cette règle ne couvre pas tout.
Les tampons et mentions dans le passeport
Dans plusieurs pays hors d’Europe, les formalités sont encore effectuées avec des tampons à l’arrivée et au départ. Parfois, des visas sont collés directement dans le passeport. Ces traces prennent de la place, avec des cachets souvent grands, et des mentions administratives en cas de prolongation du séjour. Le passeport devient alors un carnet qui se remplit rapidement, surtout pour les voyageurs réguliers.
Ce point passe souvent inaperçu. En Europe, par exemple, les contrôles évoluent vers des systèmes numériques, et les tampons sont de plus en plus rares. L’Union européenne met en place une gestion informatisée des entrées et sorties, ce qui limite l’usage de l’encre. Mais en dehors du continent, les tampons restent la norme, car certaines autorités veulent laisser assez d’espace pour les marques.
Le nombre de pages vierges, un critère crucial
Le véritable problème est que plusieurs pays exigent un certain nombre de pages vierges dans le passeport. Ces pages doivent être disponibles pour les futurs tampons ou visas. Peu importe si le document est encore valable pour plusieurs années, si ces pages ne sont pas libres, l’entrée peut être refusée. La compagnie aérienne peut même empêcher l’embarquement dès le départ.
Selon la destination, le nombre de pages vierges demandées varie. La Namibie, par exemple, peut en réclamer jusqu’à six, tandis que le Botswana, le Mozambique ou la Zambie demandent souvent trois. D’autres pays comme la Chine, Singapour ou l’Inde exigent généralement au moins deux pages libres.
Anticiper pour éviter les mauvaises surprises
La solution la plus simple est d’anticiper lors du renouvellement. Il est possible, dans certains pays, de choisir un passeport avec un livret plus épais, contenant davantage de pages. Cette option est particulièrement recommandée pour les voyageurs réguliers, afin d’éviter toute mauvaise surprise sur plusieurs années.





