Bientôt, certains passagers pourront traverser le monde sans escale pendant près de 22 heures. Un vol si long qu’il promet d’offrir un spectacle rare : assister à deux levers de soleil au cours du même trajet.

C’est un vol record qui devrait bientôt être proposé aux passagers. D’ici peu, certains pourront traverser une grande partie de la planète sans escale… et vivre un phénomène assez rare. La compagnie australienne Qantas prépare en effet des liaisons aériennes inédites entre Sydney et deux grandes métropoles mondiales. Ces trajets devraient durer près de 22 heures d’affilée, un record pour l’aviation commerciale. Une expérience qui promet de transformer la manière de voyager sur de très longues distances.

Des liaisons sans escale entre l’Australie, l’Europe et l’Amérique

L’aviation commerciale s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’arrivée de vols directs particulièrement ambitieux. Qantas prévoit de relier Sydney à Londres et Sydney à New York sans escale, sur des distances dépassant les 16 000 km. Ces itinéraires pourraient réduire d’environ quatre heures la durée actuelle des trajets, qui nécessitent aujourd’hui des escales pour ravitailler les appareils.

Cette avancée repose sur un avion spécialement conçu pour les très longues distances : l’Airbus A350-1000ULR (Ultra Long Range). L’appareil a été commandé par la compagnie en 2022 et se distingue notamment par un réservoir supplémentaire de 20 000 litres qui lui permet d’étendre son autonomie. Propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent, l’avion est censé être capable de maintenir un vol continu pendant près d’une journée.

Ces nouvelles liaisons ont déjà reçu un surnom dans le milieu de l’aviation : Project Sunrise (littéralement « Projet Lever du Soleil »). Cette appellation vient d’un phénomène particulier que les passagers devraient observer pendant le trajet. En quittant Sydney dans la nuit, ils verront d’abord le soleil se lever au-dessus de l’Asie ou du Moyen-Orient. Puis, en poursuivant leur route vers l’ouest pendant de longues heures, ils pourraient assister à un second lever de soleil à l’approche de l’Europe ou de l’Amérique du Nord.

Ces vols marquent un contraste saisissant avec les débuts des liaisons aériennes entre l’Australie et l’Europe. Dans les années 1940, la fameuse liaison Sydney-Londres – connue sous le nom de Kangaroo Route – durait entre quatre et cinq jours. Le trajet comportait sept escales, notamment à Darwin, Singapour, Calcutta, Karachi, Le Caire, Tripoli et Rome. Les passagers voyageaient alors à bord d’avions Lockheed Constellation, dans des cabines étroites et bruyantes.

Un avion pensé pour supporter près d’une journée de vol

Pour rendre supportables ces voyages particulièrement longs, la cabine de l’A350-1000ULR a été repensée en profondeur. L’avion accueillera 238 passagers, répartis dans différentes classes : six suites en première classe, 52 en classe affaires, 40 sièges en premium economy et 140 en classe économique. Ce choix de configuration plus spacieux contraste avec d’autres versions de l’A350-1000, qui dépassent généralement les 300 sièges.

Parmi les nouveautés figure également une zone entièrement dédiée au bien-être des passagers. Cet espace proposera des collations saines disponibles en libre-service. Des écrans diffuseront aussi des programmes d’étirements que les voyageurs pourront suivre pour limiter les effets d’un voyage prolongé. Des poignées installées sur les parois permettront de réaliser certains exercices, transformant cet espace en sorte de studio de yoga improvisé à plus de 10 000 m d’altitude. Les passagers pourront également s’y retrouver pour discuter, ou simplement se dégourdir les jambes.

Quant au design intérieur de l’avion, il est le fruit de plusieurs années de travail. Le designer australien David Caon, impliqué dans le projet depuis 2018, souligne la complexité de cet exercice : « Nous avions une équipe de six personnes qui travaillaient dessus à temps plein pendant deux ans – des éléments comme le poids de l’avion, la maintenance, la sécurité et le confort doivent tous être pris en compte en même temps que les décisions esthétiques », a-t-il expliqué au Daily Mail.

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Source : Géo

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