À l’approche des vacances d’été, le gouvernement français prévoit une réunion ce mercredi avec les compagnies aériennes. L’objectif est de faire le point sur l’approvisionnement en kérosène dans les aéroports du pays.
Cette rencontre est particulièrement attendue alors que les tensions au Moyen-Orient persistent. De nombreux Français se montrent de plus en plus inquiets pour leurs vacances. Beaucoup privilégient désormais des destinations proches, accessibles en quelques heures de vol et à des coûts raisonnables.
Une situation stable malgré les inquiétudes
La difficulté à importer du pétrole et du carburant d’aviation depuis les pays du Golfe, en raison du conflit en Iran, a alimenté des spéculations sur une possible pénurie de kérosène. Toutefois, le gouvernement reste confiant. Il affirme que la situation est sous contrôle et que les vacances d’été peuvent se dérouler sereinement.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré devant le Sénat qu’il n’y avait pas d’inquiétude pour l’approvisionnement en mai. Il a précisé que la France dispose de stocks stratégiques suffisants, avec moins de 2 millions de barils de kérosène stockés sur près de 100 millions de barils en réserve.
Une meilleure situation en comparaison à d’autres pays
Malgré tout, la hausse des prix du carburant pourrait faire grimper le coût des billets d’avion. La réunion de ce mercredi doit aussi aborder les volumes de carburant disponibles, l’évolution des prix, ainsi que les éventuelles politiques d’annulations ou de protections des consommateurs.
Christelle de Robillard, directrice de la stratégie du gestionnaire des aéroports parisiens Roissy et Orly, a rassuré : «Nous sommes, par rapport à d’autres, plutôt dans une meilleure situation.» Cependant, elle a souligné que certains petits aéroports, situés plus loin des terminaux pétroliers, pourraient rencontrer plus de difficultés.
Une perspective optimiste malgré les tensions
Selon l’AFP, le directeur général de Ryanair, Michael O’Leary, a estimé que les compagnies aériennes européennes seraient davantage affectées par la hausse des prix du kérosène que par une pénurie. Il a précisé que la majorité du kérosène en Europe provient de l’Amérique, de Norvège et d’Afrique de l’Ouest, et que les flux d’approvisionnement restent stables.
Il a ajouté qu’il devenait de plus en plus improbable qu’il y ait des ruptures de stock, tant que rien ne bloque ces flux depuis l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique ou la Norvège vers l’Europe.





