Les plages françaises : une majorité propice à la baignade

À l’approche des vacances d’été, l’association Eau et rivières de Bretagne (ERB) a publié une carte des plages françaises en fonction de leur qualité sanitaire. Selon la dernière édition de leur étude « La Belle plage », près de 78 % des plages recensées sont jugées sûres pour la baignade. En revanche, une minorité reste à éviter en raison de la pollution.

Une cartographie précise des risques

Sur un total de 1 871 plages étudiées, 1 448 sont considérées comme adaptées à la baignade, soit environ 77,39 %. Parmi elles :

  • 567 plages (30,3 %) sont recommandées
  • 881 plages (47,09 %) sont peu risquées
  • 353 plages (18,87 %) sont déconseillées
  • 70 plages (3,74 %) sont à éviter

Parmi les plages à éviter, on trouve notamment la plage du centre de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), la plage d’Illien dans le Finistère, à une trentaine de kilomètres de Brest, ainsi que la plage Robinson à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes).

Les bactéries en cause : E. coli et entérocoques

Les plages polluées présentent souvent une forte concentration de bactéries telles que E. coli et les entérocoques intestinaux. Ces bactéries, présentes dans le tube digestif, peuvent causer des maladies comme la conjonctivite, l’otite ou la gastroentérite si elles entrent en contact avec la peau ou sont ingérées.

Les populations les plus vulnérables sont les enfants, les personnes âgées et celles dont la santé est fragile. Selon Christophe Le Visage, vice-président d’ERB, les médecins ont tendance à ne pas associer la maladie à la baignade, préférant l’alimentaire.

Les causes de la pollution des eaux de baignade

Les études précédentes ont mis en évidence plusieurs sources de pollution. La pollution urbaine joue un rôle important, notamment à cause de systèmes d’assainissement vieillissants ou saturés lors de fortes pluies.

La pollution agricole est également un facteur significatif. Les exploitations proches des plages peuvent déverser des effluents riches en bactéries. Lorsqu’il pleut, ces bactéries sont transportées par les eaux de ruissellement jusqu’à la mer.

Pour répondre à ces enjeux, la ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a présenté une feuille de route visant à renforcer la protection des eaux littorales. Elle prévoit notamment un meilleur encadrement des épandages agricoles et la modernisation des réseaux d’assainissement.

Les impacts concrets de l’étude

Depuis la publication de « La Belle plage », plusieurs villes, comme Saint-Malo, ont déjà commencé à réaliser des travaux pour améliorer la qualité de leurs plages. Christophe Le Visage souligne que l’impact de cette étude est plus significatif qu’attendu.

Pour la prochaine édition, ERB prévoit d’étendre ses investigations aux eaux douces, en recensant les risques sanitaires sur 1 600 sites de baignade en lacs et rivières.

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