Partir en vacances en voiture : un luxe en déclin ?
Les habitudes de départ en vacances changent. Pendant longtemps, il était courant de charger la voiture jusqu’au toit un vendredi soir en juillet, pour profiter de l’été. Les aires de repos étaient pleines, les glacières encombraient les sièges, et les embouteillages étaient la routine. Mais aujourd’hui, cette image semble évoluer.
Les données montrent que de plus en plus de vacanciers privilégient d’autres moyens de transport. La hausse du coût de la vie, la popularité croissante des trains directs et le désintérêt croissant des jeunes urbains pour le permis de conduire ont modifié le paysage des vacances en voiture. La voiture individuelle perd du terrain, obligeant les familles à repenser leurs plans avant le départ.
Les raisons financières
En 2020, après les confinements, près de 75 % des voyageurs partaient en vacances en voiture. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 64 %. Cette baisse de 11 points montre une tendance à la diminution de l’usage de la voiture pour les vacances. La principale raison : l’argent.
Selon un baromètre de Sofinco réalisé par OpinionWay, la préoccupation environnementale est en recul. Mais ce qui freine surtout les départs en voiture, c’est la situation financière des familles. Le coût des vacances, notamment le carburant et les péages, est devenu un véritable obstacle. La hausse des prix du carburant, qui fluctue fortement, et l’augmentation des tarifs de location de voitures — jusqu’à 50 % plus cher en été — compliquent encore davantage la tâche.
Le train, une alternative qui séduit
Le train gagne en popularité. Les réservations vers certaines destinations régionales ou transfrontalières, comme Nantes ou Milan, explosent. Les jeunes de moins de 24 ans et les habitants d’Île-de-France sont particulièrement nombreux à choisir le train pour éviter la fatigue des bouchons et les frais de stationnement.
Voyager seul ou en couple avec un simple sac à dos reste simple et économique. Mais pour les familles, le coût des billets à bas prix, souvent autour de 20 euros, augmente rapidement en haute saison. Multiplier ces prix par le nombre de passagers, ajouter les frais annexes comme les navettes, et le coût total devient élevé. La voiture, en revanche, reste une option plus flexible. Son prix ne change pas selon le nombre de passagers, et elle offre une liberté totale : pas d’horaires fixes, pas de valises à peser, et pas de risque de grèves dans le réseau ferroviaire.





