Selon une étude annuelle menée par Cofidis, le budget moyen que les Français prévoient pour leurs vacances d’été a atteint son niveau le plus bas depuis 2022. En 2026, ce budget s’élève en moyenne à 1 748 euros, soit une baisse de 287 euros par rapport à l’année précédente.
Malgré cette réduction des dépenses, la majorité des Français restent prêts à partir en vacances. La proportion de ceux qui envisagent de partir en 2026 est stable, avec 62 %, contre 63 % en 2025. Cependant, côté finances, les prévisions montrent un changement notable. Les vacanciers comptent consacrer moins d’argent à leurs séjours et activités estivales.
Les dépenses prévues par les ménages ont fortement diminué, passant de 2 085 euros en 2025 à 1 748 euros cette année. C’est le montant le plus bas depuis l’été 2022. Toutes les catégories sociales sont concernées par ces arbitrages budgétaires. Les cadres et professions intermédiaires (CSP+) dépensent en moyenne 2 087 euros, mais ils ont aussi réduit leur budget de 390 euros en un an. Les catégories populaires (CSP-) restent plus stables, avec un budget moyen de 1 453 euros, en baisse légère de 59 euros.
Face à la hausse des prix, notamment des carburants, les Français adoptent des comportements plus économes. Plus de la moitié des vacanciers (58 %) comptent réduire leurs dépenses de plaisir, et 52 % leur budget restauration. Beaucoup privilégient aussi des réflexes économiques, comme cuisiner à la maison plutôt que de manger au restaurant (48 %), ou opter pour des activités gratuites ou peu coûteuses (41 %).
Le « staycation » séduit surtout les jeunes
La hausse des prix des carburants, accentuée par la guerre au Moyen-Orient, influence fortement les choix de vacances. Pour 64 % des Français, cette augmentation a directement impacté leur destination, dépassant même l’influence du contexte géopolitique ou de l’impact environnemental, respectivement cités par 50 % et 36 % des sondés.
Près de neuf vacanciers sur dix (89 %) constatent une hausse des prix par rapport à l’année dernière. Pour financer leurs vacances, beaucoup doivent puiser dans leur budget courant (42 %) ou dans leur épargne personnelle (35 %).
En parallèle, la tendance à des vacances plus « responsables » progresse. Près de 70 % des 18-24 ans envisagent de modifier leur façon de voyager pour réduire leur impact environnemental. Au total, 59 % des Français déclarent s’intéresser à ces pratiques plus durables.
Le phénomène du « staycation » — qui signifie passer ses vacances près de chez soi — gagne également en popularité. Chez les jeunes de 18 à 24 ans, 73 % envisagent cette option. La pandémie et la conscience écologique favorisent cette tendance, qui pourrait faire que les vacances de demain se déroulent… à la maison.





