Avant de partir à l’étranger, beaucoup de voyageurs se concentrent sur la réservation de leur vol, la recherche d’hôtels ou la sélection des restaurants. Cependant, ils oublient souvent un aspect essentiel : leur santé. Le Dr Richard Dawood, spécialiste britannique en médecine des voyages, explique que chaque année, des séjours sont écourtés à cause d’infections évitables par une simple préparation.

Les maladies contractées en voyage sont principalement des diarrhées aiguës, des infections respiratoires, ou des maladies transmises par des moustiques, comme le paludisme, la dengue, ou le chikungunya. Il existe aussi des risques plus graves comme la fièvre typhoïde, certaines hépatites ou, plus rarement, la rage.

La majorité de ces infections restent bénignes et peuvent être évitées grâce à des gestes simples. Le vrai enjeu, selon le Dr Dawood, est surtout de savoir reconnaître les symptômes qui ne doivent pas être pris à la légère, car ils peuvent indiquer une maladie sérieuse.

Les maladies courantes et graves en voyage

La diarrhée du voyageur reste le problème le plus fréquent. Elle est souvent causée par la consommation d’aliments ou d’eau contaminés, en particulier dans les buffets. Pour la prévenir, il recommande de privilégier les plats bien cuits plutôt que les salades ou fruits de mer crus. En cas de diarrhée accompagnée de fièvre, de sang ou de vomissements incoercibles, il faut consulter rapidement un médecin.

Les moustiques, notamment les espèces Anopheles et Aedes, transmettent des maladies graves telles que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Ces maladies sont particulièrement dangereuses pour les femmes enceintes. Le spécialiste conseille de porter des vêtements longs, d’utiliser des moustiquaires et d’appliquer un répulsif contenant 50 % de DEET. Un vaccin unique contre la fièvre jaune offre également une protection durable.

Les signes d’alerte à ne pas ignorer

  • Une fièvre après un séjour en zone tropicale doit inciter à consulter en urgence. Le paludisme peut apparaître jusqu’à quarante jours après la piqûre. Toute température élevée, surtout après un voyage en Afrique ou en Asie, doit conduire à une consultation immédiate.
  • Des troubles digestifs sévères, comme une diarrhée avec du sang, une fièvre, de fortes douleurs abdominales ou des vomissements empêchant de s’hydrater, nécessitent également une prise en charge médicale rapide.
  • Des difficultés respiratoires, telles que l’essoufflement, une oppression thoracique ou des crachats de sang, doivent aussi faire l’objet d’une consultation en urgence.
  • Une jaunisse, avec coloration jaune des yeux ou de la peau et urine foncée, peut indiquer une atteinte hépatique liée à une hépatite, à la fièvre jaune ou à une forme grave de typhoïde.
  • Après une piqûre de tique, l’apparition d’une éruption en forme de cible peut faire suspecter la maladie de Lyme.
  • Une morsure, une griffure ou un léchage par un animal sur une plaie nécessite une consultation immédiate pour écarter la rage. Le Dr Dawood rappelle que cette maladie est généralement mortelle une fois les symptômes apparaissent, car il n’existe pas de traitement efficace à ce stade.

Comment bien préparer son voyage ?

Il est conseillé de consulter un spécialiste en médecine des voyages quelques semaines avant le départ. Cela permet de mettre à jour les vaccins nécessaires, comme ceux contre l’hépatite A, la typhoïde, la fièvre jaune, ou encore la dengue et le chikungunya selon la destination. C’est aussi le moment de préparer une trousse de secours comprenant un soluté de réhydratation, des antipyrétiques, des médicaments contre la diarrhée, du gel hydroalcoolique et un répulsif.

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