Des hôtels abandonnés, parfois spectaculaires, se dressent encore dans plusieurs pays du monde, témoins de projets interrompus, de guerres ou de crises économiques. Ces bâtiments figés racontent, chacun à leur manière, la disparition brutale d’une activité touristique autrefois florissante.

Couloirs désertés, façades délabrées, silence pesant… Aux quatre coins du monde, d’anciens hôtels autrefois animés sont devenus de véritables décors fantomatiques. Si le cinéma a largement exploité l’imaginaire des établissements hantés, la réalité n’a rien à lui envier. De l’Europe à l’Amérique, ces lieux laissés à l’abandon témoignent de bouleversements historiques, de drames humains ou d’échecs économiques. Si certains continuent de fasciner autant qu’ils inquiètent, d’autres pourraient bien reprendre vie.

Quand l’histoire et les drames transforment les hôtels en lieux fantômes

Certains établissements n’ont pas survécu aux bouleversements politiques ou aux tragédies humaines. En Croatie, le site de Kupari en est un exemple frappant. Ancien complexe militaire en bord de mer, il pouvait accueillir jusqu’à 4 000 soldats et représentait une destination prisée avant les années 1990. Mais la guerre d’indépendance croate a tout fait basculer. Bombardés par l’armée yougoslave, les hôtels ont été laissés en ruines après le conflit. Depuis, leurs structures éventrées dominent toujours le littoral, comme un rappel brutal de cette période.

À Chypre, la station balnéaire de Varosha incarne une autre forme d’abandon. Vidée de ses habitants en 1974 lors de l’invasion turque, elle n’a jamais été réinvestie. Située dans une zone contrôlée par l’armée, elle reste inaccessible et figée dans le temps. Les hôtels, envahis par la végétation, témoignent d’une vie interrompue du jour au lendemain. Dimitri Bourriau, un photographe spécialisé dans les lieux abandonnés, évoque même une « cascade impressionnante de végétation » observée sur certains bâtiments.

D’autres lieux doivent leur réputation à des drames plus récents. En Espagne, l’Hotel Añaza, sur l’île de Tenerife, est devenu tristement célèbre. Construit dans les années 1970, cet imposant bâtiment en bord de mer n’a jamais été achevé et se dégrade depuis plus de cinquante ans. Sa réputation est assombrie par plusieurs accidents mortels survenus après des intrusions illégales. Face aux dangers et à son impact sur le paysage, les autorités ont finalement décidé de le démolir, mettant fin à des décennies de controverses.

Lire la suite…

Source : Géo

Article similaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *