Selon l’association Eau & Rivières de Bretagne, 400 plages en France ont été évaluées pour leur qualité de l’eau en 2026. Ce classement permet d’identifier celles à éviter pour éviter tout risque de maladie.

Le début de l’été est souvent synonyme de baignades. Cependant, il est important de vérifier la qualité de l’eau avant de se jeter à l’eau. Certaines plages qui semblent naturelles peuvent en réalité présenter des niveaux élevés de bactéries, notamment Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Ces bactéries, que l’on retrouve aussi dans certains aliments ou sur des chariots de supermarché, peuvent causer des maladies telles que gastro-entérites, dermatites, conjonctivites ou otites. Pour aider les vacanciers, une carte des plages 2026 indique la qualité de l’eau sur l’ensemble du littoral français.

Ce classement, appelé « La Belle Plage », est basé sur les analyses effectuées par les Agences régionales de santé (ARS). Lors de chaque contrôle, la concentration de ces bactéries est mesurée. Selon leur niveau, la qualité de l’eau est évaluée comme « Bon », « Moyen » ou « Mauvais ». La note finale d’une plage repose sur la proportion de contrôles « bons » sur les quatre dernières années. Si tous les prélèvements sont favorables, la plage obtient la note maximale de 100/100. La note baisse si des prélèvements indiquent un risque sanitaire plus élevé. En conséquence, les plages sont classées dans différentes catégories : « Recommandé », « Peu risqué », « Déconseillé » ou « À éviter ». Au total, 1 871 plages ont été analysées :

  • 567 plages sont classées « Recommandé »
  • 881 plages sont « Peu risqué »
  • 353 plages sont « Déconseillé »
  • 70 plages doivent être évitées

Les plages à éviter en 2026

Selon Eau & Rivières, il est conseillé de se baigner en toute confiance si la note est supérieure ou égale à 95 (« Recommandé »). Un risque limité est associé à une note d’au moins 85 (« Peu risqué »).

La majorité des plages « recommandées » se trouvent en Corse, qui est la région la mieux notée. La côte d’Azur, notamment entre le Var et les Alpes-Maritimes, ainsi que certaines îles de l’Atlantique comme l’île d’Yeu, affichent également une excellente qualité de l’eau. Sur la carte, on voit aussi de nombreuses zones vertes (« peu risquées ») le long de la côte landaise, du sud de la Gironde jusqu’au Pays basque, ainsi que dans la région méditerranéenne.

En revanche, les zones en rouge (« À éviter ») ou en orange (« Déconseillé ») sont très présentes sur le littoral du Nord, en Normandie et dans la partie nord de la Bretagne. La vigilance est particulièrement de mise sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord, où la contamination est plus fréquente.

Les contaminations dans l’eau des plages proviennent toujours d’une pollution d’origine fécale, humaine ou animale. Les causes peuvent inclure des systèmes d’assainissement défaillants, des eaux usées mal traitées ou encore des activités agricoles et d’élevage. Par exemple, un porc peut produire jusqu’à 30 fois plus de bactéries qu’un humain. Leurs effluents, utilisés comme engrais, peuvent être lessivés par la pluie et transporter ces bactéries jusqu’à la mer via les rivières, explique Christophe Le Visage, vice-président d’Eau & Rivières de Bretagne.

En consultant la carte interactive, chaque vacancier peut choisir sa plage en toute sécurité. Toutefois, l’association rappelle que la baignade reste une activité sous la responsabilité de chacun. Il est conseillé de privilégier les plages surveillées, d’éviter le rivage juste après un épisode orageux, et de rincer soigneusement la peau à l’eau douce après la baignade, surtout pour les enfants et les personnes vulnérables. En cas de symptômes tels que fièvre, troubles digestifs ou rougeurs dans les trois jours suivant la baignade, il est recommandé de consulter rapidement un médecin.

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