Une réduction de la taxe sur certaines lignes aériennes intérieures
Le gouvernement français a décidé de rétablir, à partir de ce lundi, un taux réduit de la taxe de solidarité sur les billets d’avion pour certaines liaisons intérieures. Cette mesure vise à soutenir la mobilité dans des territoires isolés et à diminuer le coût des déplacements dans plusieurs régions françaises.
Une bonne nouvelle pour les habitants de villes éloignées des grands réseaux de transport. La taxe de solidarité sur les billets d’avion, aussi appelée « taxe Chirac », était passée en 2025 de 2,63 euros à 7,40 euros pour les vols domestiques et ceux vers l’Europe. Dès ce lundi, son montant sera ramené à son niveau initial pour les lignes bénéficiant d’un service public obligatoire.
Soutenir les territoires isolés
Selon le ministère des Transports, cette mesure a pour objectif de favoriser le désenclavement des zones où l’avion reste souvent le moyen de transport le plus rapide, voire le seul efficace. Parmi les lignes concernées figurent celles reliant notamment Aurillac, Brive ou Le Puy-en-Velay.
Le dispositif concerne également certaines routes reliant Strasbourg à des grandes villes européennes comme Madrid, Munich ou Copenhague, ainsi que les connexions entre la Corse et la France métropolitaine. Au total, 26 liaisons bénéficieront de cette réduction tarifaire, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a indiqué que « cette mesure traduit la volonté du gouvernement de soutenir la connectivité des territoires peu desservis et d’alléger le coût du transport aérien ».
Une attention particulière pour les Outre-Mers
Le ministre a également précisé que le gouvernement reste « pleinement mobilisé » pour que les territoires d’Outre-Mer puissent eux aussi profiter d’un taux réduit. Il a souligné l’importance du transport aérien pour ces régions, même si la Commission européenne a jugé qu’un dispositif similaire proposé par la France « ne pouvait pas être retenu juridiquement en l’état ».
Le relèvement de la taxe l’an dernier avait provoqué des protestations dans le secteur aérien, notamment de la part de Ryanair, compagnie irlandaise à bas coût, qui avait indiqué qu’elle pourrait réduire ses activités en France.
Des préoccupations sur le transport régional
Plusieurs associations d’usagers ont aussi alerté sur la fermeture progressive de lignes de train dans des zones déjà fragilisées. La ville de Limoges a notamment été le théâtre en janvier d’un rassemblement appelé « La colère des sans-trains », qui réclame davantage d’investissements dans les infrastructures de transport.





