2 millions de Français ont visité la Grèce l’an passé. Une cible prioritaire pour les autorités du pays, qui développent les liaisons aériennes et tentent de mieux répartir les flux de voyageurs sur le territoire et les périodes.

Y a-t-il de la place pour davantage de visiteurs encore en Grèce ? Malgré les canicules et incendies qui frappent le pays chaque été; la surfréquentation de certains sites ; ou le manque d’eau qui menace certaines îles et l’Attique, la ministre grecque du Tourisme, Olga Kefalogianni, répond «oui» sans hésiter à l’adresse du public français. Une cible privilégiée à ses yeux : avec plus de 2 millions de visiteurs venus de l’Hexagone l’an passé, la France est l’un des principaux marchés émetteur et donc prioritaire pour la Grèce.

La dynamique ne faiblit pas. «2025 est une nouvelle année record pour le tourisme grec, avec une hausse de 10 % des revenus et de 4 % des arrivées», souligne-t-elle. Un succès qui hisserait selon elle la République hellénique parmi les dix pays les plus visités au monde, avec près de 40 millions de voyageurs pour une population de 10 millions d’habitants.

Tenter de mieux répartir le tourisme

Pour le moment, et c’est une partie du problème, plus de la moitié de ces arrivées se concentre de juin à septembre. Mais les lignes commencent à bouger. En 2025, la période de janvier à mai a vu la fréquentation progresser de 20 %. Les mois d’octobre et de novembre ont également battu des records, même si l’on part de bas. La ministre préfère retenir la dynamique. «Il est essentiel pour nous d’accueillir des visiteurs toute l’année, et pas seulement pour les vacances d’été, en mettant en avant des expériences culturelles et différentes», insiste Olga Kefalogianni.

Dominée par Athènes , les Cyclades ou les îles ioniennes comme Corfou, la carte touristique grecque a vocation à s’élargir. Parmi ces territoires, le Péloponnèse s’imposerait comme l’un des grandes régions à suivre à l’horizon 2026. Le cinéma pourrait y contribuer avec le blockbuster L’Odyssée de Christopher Nolan, tourné dans le sud de la péninsule et dont la sortie française est prévue le 15 juillet 2026. Riche en sites antiques, en paysages préservés et en villes historiques comme Monemvasia, elle illustre ce qui fait l’attrait de la Grèce auprès des voyageurs français, séduits par la diversité des territoires et la possibilité de s’éloigner des destinations les plus fréquentées. «Les Français aiment découvrir ce qui n’est pas encore très connu», observe la ministre. Bien desservi par l’avion, le Péloponnèse bénéficie notamment de lignes directes vers Kalamata, porte d’entrée de la région.

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Source : Le Figaro

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