Le budget vacances des Français en baisse pour l’été 2026
À l’approche des vacances d’été, un constat s’impose : 62 % des Français ont prévu de partir, mais leur budget s’est considérablement réduit. En moyenne, ils consacreront 1 748 euros à leurs vacances, soit 287 euros de moins qu’en 2025. Ce niveau n’avait pas été atteint depuis 2022.
La principale raison de cette baisse est la hausse du prix du carburant, mentionnée par 71 % des Français comme un facteur limitant leurs dépenses. Face à cette situation, beaucoup cherchent des solutions pour partir à moindre coût.
Les astuces des vacanciers pour limiter leurs dépenses
Plusieurs stratégies sont adoptées pour réduire le coût des vacances. Parmi celles-ci, éviter de partir lorsque tout le monde part, ou encore privilégier des destinations proches, comme l’a indiqué une passante interviewée par CNEWS. « Pas partir quand tout le monde part. Essayer de partir pas trop loin », a-t-elle expliqué.
Une autre personne a suggéré de s’y prendre plus tôt et de voyager en groupe pour partager les coûts. Une femme rencontrée à Lyon a également précisé qu’elle privilégierait des destinations françaises accessibles en train, afin de limiter les dépenses.
Un impact sur le secteur touristique
Face à ces réductions de budget, 61 % des Français envisagent de privilégier des séjours plus proches de leur domicile. Lorsqu’ils seront en vacances, ils seront également plus prudents dans leurs dépenses, notamment en concentrant une grande partie du budget sur l’hébergement.
Selon Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme, cette tendance pourrait avoir des conséquences pour le secteur touristique. « Si les Français partiront quand même pour une grande partie, ils mettront l’essentiel du budget dans l’hébergement et feront très attention sur les dépenses à côté », a-t-il expliqué à CNEWS.
Il précise également que certains hébergeurs pourraient mieux s’en sortir, tandis que les commerçants, restaurateurs et petits sites touristiques pourraient souffrir davantage. « Donc, on peut très bien avoir des hébergeurs qui s’en sortent plutôt bien. Et à côté de ça, des commerçants, des restaurateurs, des petits sites de visite qui paieront l’addition », a-t-il ajouté.





